L’Ozempic, qu’est-ce que c’est ?

Dernière mise à jour 14 août 2026 par Alberto Guardia

Gros plan d'une injection sous-cutanée de l'Ozempic, avec une main gantée tenant une seringue et administrant le produit dans le bras d'une personne, illustrant le mode d'administration du traitement du diabète de type 2.
L’Ozempic, qu’est-ce que c’est ?

Depuis son autorisation aux États-Unis fin 2017, puis en Europe et en Suisse à partir de 2018, par le laboratoire danois Novo Nordisk, l’Ozempic est devenu un acteur majeur dans le traitement du diabète de type 2. Cette avancée médicale offre un nouvel espoir pour de nombreux patients diabétiques. Mais qu’est-ce que l’Ozempic exactement ? Comment fonctionne-t-il ? Quelle est sa posologie ? Et pourquoi est-il principalement indiqué pour le diabète de type 2 ? Plongeons dans le monde de ce médicament innovant, très commenté ces derniers mois.

Le fonctionnement de l’Ozempic :

L’Ozempic est formulé à partir du sémaglutide, un analogue du GLP-1 (peptide-1 glucagon-like). Le GLP-1 est une hormone intestinale produite en réponse à l’ingestion de nourriture. Son rôle est essentiel : il régule la glycémie en stimulant la production d’insuline et en inhibant celle du glucagon. Comparé au GLP-1 natif, l’Ozempic a une demi-vie prolongée d’environ 1 semaine, ce qui le rend approprié pour une injection sous-cutanée une fois par semaine. Le principal mécanisme de sa longue durée de vie est sa liaison à l’albumine, qui limite son élimination rénale et le protège des dégradations métaboliques.

Lorsque nous mangeons, le glucose est libéré dans notre circulation sanguine. En réponse, le GLP-1 active le pancréas pour produire et libérer de l’insuline, facilitant ainsi l’absorption du glucose par les cellules pour produire de l’énergie. L’Ozempic, en imitant le GLP-1, amplifie cette action.

Parallèlement, le glucagon, une hormone dont l’action est opposée à celle de l’insuline, est inhibé. Le glucagon signale normalement au foie de libérer du glucose. En réduisant sa production, l’Ozempic limite ainsi la quantité de glucose entrant dans la circulation sanguine.

Bon à savoir

L’Ozempic agit en :

  • Stimulant la production d’insuline lorsque la glycémie est élevée.
  • Réduisant la quantité de glucose produite par le foie.
  • Ralentissant la vidange de l’estomac, ce qui peut aider à réduire la faim et l’apport alimentaire.

Comment l’Ozempic fait maigrir ? :

L’une des actions de l’Ozempic est de ralentir la vidange gastrique, ce qui signifie que la nourriture reste plus longtemps dans l’estomac. Cela prolonge la sensation de satiété, réduisant ainsi l’appétit. De plus, en imitant le GLP-1, l’Ozempic peut influencer les centres de la faim dans le cerveau, conduisant à une réduction de l’appétit. Ces effets combinés peuvent conduire à une diminution de la prise alimentaire et, par conséquent, à une perte de poids.

Attention toutefois à une idée reçue fréquente : l’Ozempic n’entraîne pas systématiquement une perte de poids. De nombreux patients diabétiques constatent une glycémie parfaitement stabilisée, sans perdre le moindre kilo — ce qui est normal, la perte de poids étant un effet variable d’une personne à l’autre, et non l’objectif premier du traitement dans son indication diabète. À l’inverse, l’Ozempic ne remplace jamais une alimentation adaptée : sans changement des habitudes alimentaires, l’effet sur le poids reste souvent limité ou temporaire.

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L’Ozempic aide, mais l’assiette reste le pilier du contrôle glycémique

Que vous soyez sous Ozempic ou non, la façon dont vous composez vos repas influence directement votre glycémie — et une alimentation bien structurée peut même aider à atténuer certains inconforts digestifs liés au traitement. Dans mon guide gratuit « 3 jours, 3 outils pour un déclic immédiat », je vous montre exactement comment composer vos repas pour que le traitement travaille avec vous, pas contre vous.

  • Jour 1 : l’ordre des aliments qui lisse la glycémie après le repas
  • Jour 2 : l’assemblage optimal de chaque assiette (fibres, protéines, bons gras)
  • Jour 3 : les remplacements intelligents pour garder le plaisir sans le pic

Quelle est la posologie de l’Ozempic ?

L’Ozempic s’injecte une fois par semaine, par voie sous-cutanée (cuisse, ventre ou bras), indépendamment des repas. Comme pour la plupart des agonistes du GLP-1, le traitement démarre toujours à faible dose puis augmente progressivement — on parle de « titration » — une stratégie qui limite considérablement les troubles digestifs des premières semaines (3) :

  • Semaines 1 à 4 : 0,25 mg une fois par semaine. Cette dose sert uniquement à initier le traitement ; elle n’a pas d’effet antidiabétique significatif.
  • À partir de la semaine 4 : 0,5 mg une fois par semaine.
  • Si nécessaire, à partir de la semaine 8 : 1 mg une fois par semaine.
  • Si nécessaire, à partir de la semaine 12 : 2 mg une fois par semaine (dose maximale).

Chaque palier doit être respecté au moins 4 semaines avant d’envisager une augmentation, précisément pour laisser à l’organisme le temps de s’adapter. C’est toujours votre médecin qui détermine la dose cible adaptée à votre situation : inutile de viser systématiquement la dose maximale, pour beaucoup de patients 0,5 mg ou 1 mg suffisent déjà à bien contrôler la glycémie.

Pourquoi est-il indiqué pour le diabète de type 2 ? :

L’Ozempic est principalement recommandé pour le diabète de type 2 car, dans cette forme de diabète, le corps produit encore de l’insuline mais ne l’utilise pas efficacement : c’est ce qu’on appelle l’insulino-résistance. Elle apparaît d’ailleurs souvent plusieurs années avant que la glycémie ne dépasse les seuils du prédiabète, obligeant le pancréas à produire toujours plus d’insuline pour compenser — un mécanisme qui favorise à la fois le stockage des graisses et, à terme, l’épuisement progressif du pancréas. L’Ozempic aide précisément à améliorer cette utilisation de l’insuline. En revanche, dans le diabète de type 1, le corps ne produit pas d’insuline du tout, ce qui rend un traitement comme l’Ozempic non indiqué en remplacement de l’insuline.

Ozempic et diabète de type 1 : un usage hors indication en plein essor

Bien que l’Ozempic ne soit officiellement indiqué que dans le diabète de type 2, un nombre croissant de personnes diabétiques de type 1 l’utilisent hors indication (« off-label »), avec l’accord de leur médecin, pour lutter contre une résistance à l’insuline associée. L’objectif n’est pas de remplacer l’insuline — dans le diabète de type 1, le pancréas ne produit plus du tout d’insuline, elle reste donc indispensable — mais d’en réduire les besoins et de lisser l’impact des repas sur la glycémie, en ralentissant la digestion et en limitant les pics hyperglycémiques suivis de compensations parfois excessives.

Quelques données encourageantes, mais encore préliminaires : une petite étude publiée en 2023 a suivi des patients récemment diagnostiqués diabétiques de type 1 sous sémaglutide en complément de leur insuline. Après 3 mois, la plupart n’avaient plus besoin ou presque d’insuline aux repas ; après 6 mois, 7 patients sur 10 n’utilisaient plus d’insuline basale, avec une HbA1c passée de 11,7 % à 5,9 % (5). Ces résultats doivent toutefois être interprétés avec prudence : l’étude ne comportait pas de groupe témoin, ce qui ne permet pas de distinguer l’effet du médicament de celui de la « lune de miel », cette phase de rémission partielle qui suit souvent le diagnostic d’un diabète de type 1.

Cet usage hors indication reste minoritaire — de l’ordre de 5 % des patients dans certains registres de suivi (5) — et ne doit jamais être initié sans encadrement médical : associer un agoniste du GLP-1 à de l’insuline augmente le risque d’hypoglycémie, ce qui impose un ajustement prudent et progressif des doses d’insuline, généralement à la baisse, sous la supervision de votre diabétologue.

Ozempic, Mounjaro, Wegovy : comment les différencier ?

Beaucoup de patients s’interrogent sur la différence entre l’Ozempic et le Mounjaro (tirzepatide), un autre traitement injectable hebdomadaire du diabète de type 2 très évoqué actuellement. Les deux médicaments miment l’action du GLP-1, mais le Mounjaro active en plus les récepteurs d’une seconde hormone intestinale, le GIP, ce qui explique une perte de poids en moyenne plus marquée dans les essais cliniques. Le Wegovy, de son côté, contient la même molécule que l’Ozempic — le sémaglutide — mais à des dosages plus élevés, réservés à l’indication de la perte de poids chez les personnes en surpoids ou obèses, avec ou sans diabète associé.

Ces médicaments ne sont pas interchangeables : le choix entre eux dépend de votre profil (poids, tolérance digestive, objectifs glycémiques), et seul votre médecin peut déterminer lequel est le plus adapté à votre situation. Pour un tour d’horizon plus large des traitements récents (dont le Mounjaro), voir notre article Teplizumab, Mounjaro, Volagidemab et Exenatide : les nouveaux traitements du diabète.

Quels sont ses effets secondaires ? :

Comme tous les médicaments, l’Ozempic n’est pas exempt d’effets secondaires. Les plus courants sont digestifs, en particulier au début du traitement ou lors de chaque augmentation de dose :

  • Nausées, vomissements, diarrhées.
  • Constipation, parfois en alternance avec des épisodes de diarrhée. Chez certains patients, ces troubles digestifs persistent au-delà de la première année : mieux vaut alors en parler à votre médecin plutôt que d’arrêter le traitement de votre propre initiative, car rester sur un palier de dose plus bas suffit souvent à rendre les symptômes tolérables.
  • Perte d’appétit et perte de poids, parfois plus importante que souhaité.
  • Risque d’hypoglycémie en association avec l’insuline ou un sulfamide hypoglycémiant, ce qui nécessite un ajustement prudent des doses de ces traitements.

L’Ozempic est également contre-indiqué en cas d’antécédent personnel ou familial de cancer médullaire de la thyroïde ou de néoplasie endocrinienne multiple de type 2, ainsi qu’en cas d’antécédent de pancréatite.

Un risque plus rare, mais dont il faut avoir connaissance, a été confirmé en juin 2025 par l’Agence européenne des médicaments (EMA) : une atteinte du nerf optique appelée neuropathie optique ischémique antérieure non artéritique (NAION), pouvant entraîner une perte de vision brutale. Il s’agit d’un effet indésirable très rare du sémaglutide — jusqu’à 1 patient sur 10 000, avec un risque environ doublé par rapport aux personnes non traitées — mais toute baisse brutale ou rapide de la vision sous traitement doit conduire à consulter sans délai (2).

Il est essentiel de consulter votre médecin si vous ressentez des effets secondaires — vomissements répétés, douleurs abdominales inhabituelles, grande fatigue soudaine, troubles de la vision — ou si vous avez des préoccupations concernant l’Ozempic, et de ne pas utiliser le médicament en dehors de ses indications.

Pénuries et usages hors indication : ce qu’il faut savoir

Depuis 2022-2023, l’Ozempic fait régulièrement l’objet de tensions d’approvisionnement, en France comme en Suisse — en grande partie liées à son détournement par des personnes non diabétiques cherchant à perdre du poids facilement. Une analyse de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) portant sur la période 2021-2022 avait ainsi identifié environ 2 185 utilisateurs sans diabète, soit près de 1 % des patients traités sur la base des données de remboursement — un détournement dont l’agence rappelle qu’il a un impact direct sur la disponibilité du médicament pour les patients diabétiques, pour qui il reste souvent l’un des traitements les mieux tolérés (1). En Suisse aussi, les pharmacies ont connu d’importantes tensions d’approvisionnement sur le sémaglutide, avec des délais d’attente prolongés pour les patients (6).

Face à ces pénuries, les autorités ont durci les règles de délivrance. En France, depuis le 1er mai 2025, une attestation signée par le médecin prescripteur — valable pour toute la durée du traitement — doit être présentée à la pharmacie en plus de l’ordonnance, afin de confirmer que le traitement est bien utilisé dans son indication, le diabète de type 2 (4). Cette charge administrative supplémentaire est compréhensiblement frustrante pour les patients diabétiques, qui n’ont pourtant aucune responsabilité dans ces pénuries — mais elle vise avant tout à sécuriser l’accès au traitement pour ceux qui en ont médicalement besoin.

En synthèse
L’Ozempic (sémaglutide) est un analogue du GLP-1 qui stimule la production d’insuline, freine celle du glucagon et ralentit la vidange gastrique — un mécanisme triple qui explique à la fois son effet antidiabétique et son effet, variable selon les patients, sur le poids. Le traitement s’injecte une fois par semaine, en commençant à faible dose (0,25 mg) puis en augmentant progressivement jusqu’à une dose d’entretien de 0,5 à 2 mg, sous contrôle médical. Officiellement réservé au diabète de type 2, il fait l’objet d’un usage hors indication croissant dans le diabète de type 1, avec des résultats préliminaires encourageants mais encore à confirmer. Ses effets secondaires sont surtout digestifs, avec un risque rare mais désormais documenté d’atteinte du nerf optique (NAION). Enfin, son détournement à des fins de perte de poids par des personnes non diabétiques a provoqué d’importantes pénuries, qui ont conduit à un encadrement administratif renforcé de sa délivrance. Comme pour tout traitement, un suivi médical régulier reste indispensable pour en tirer tous les bénéfices, en toute sécurité.

FAQ

1. Comment agit l’Ozempic ? Il imite l’action du GLP-1, une hormone intestinale : il stimule la production d’insuline lorsque la glycémie est élevée, réduit la production hépatique de glucose en freinant le glucagon, et ralentit la vidange de l’estomac, ce qui prolonge la satiété.

2. Quelle est la posologie de l’Ozempic ? Le traitement démarre à 0,25 mg une fois par semaine pendant 4 semaines, puis passe à 0,5 mg, avec la possibilité d’augmenter par paliers de 4 semaines minimum jusqu’à une dose maximale de 2 mg par semaine, selon la réponse et la tolérance de chacun.

3. L’Ozempic fait-il vraiment maigrir ? Chez certains patients oui, en réduisant l’appétit et en ralentissant la digestion, mais ce n’est pas systématique : de nombreux diabétiques voient leur glycémie parfaitement stabilisée sans perdre de poids, et l’effet sur le poids reste toujours plus marqué lorsqu’il est associé à une alimentation adaptée.

4. L’Ozempic est-il indiqué pour le diabète de type 1 ? Non, ce n’est pas son indication officielle. Certains patients de type 1 l’utilisent néanmoins hors indication, avec l’accord de leur médecin, pour réduire leur résistance à l’insuline et lisser l’impact des repas sur la glycémie — mais toujours en complément de l’insuline, jamais en remplacement, et sous surveillance médicale rapprochée du fait du risque d’hypoglycémie.

5. Quelle différence entre l’Ozempic et le Mounjaro ? Les deux sont des traitements hebdomadaires du diabète de type 2, mais le Mounjaro (tirzepatide) active à la fois les récepteurs du GLP-1 et d’une seconde hormone, le GIP, ce qui lui vaut en moyenne une perte de poids plus marquée dans les études. Le choix entre les deux se fait toujours avec votre médecin.

6. Quels sont les effets secondaires les plus fréquents de l’Ozempic ? Essentiellement digestifs — nausées, vomissements, diarrhées, constipation — surtout en début de traitement et lors des augmentations de dose ; ils s’atténuent souvent avec le temps, mais peuvent persister chez certains patients.

7. L’Ozempic présente-t-il un risque pour les yeux ? L’EMA a confirmé en 2025 un risque très rare (jusqu’à 1 patient sur 10 000) de neuropathie optique ischémique antérieure (NAION), pouvant causer une perte de vision brutale. Toute baisse rapide de la vision sous traitement doit être signalée immédiatement à votre médecin.

8. Pourquoi y a-t-il des pénuries d’Ozempic ? Parce qu’il est massivement détourné par des personnes non diabétiques pour perdre du poids, ce qui réduit sa disponibilité pour les patients diabétiques. Cela a conduit, en France notamment, à exiger depuis mai 2025 une attestation médicale supplémentaire à chaque délivrance en pharmacie.

9. Combien de temps faut-il pour voir les effets de l’Ozempic sur la glycémie ? Les premiers effets apparaissent en général en quelques semaines, mais l’effet maximal sur l’HbA1c s’évalue plutôt après plusieurs mois de traitement, une fois la dose d’entretien atteinte.

Bibliographie

  1. ANSM. Ozempic (sémaglutide) : un médicament à utiliser uniquement dans le traitement du diabète de type 2 [Internet]. Mars 2023, mis à jour avril 2024. Disponible sur : https://ansm.sante.fr/actualites/ozempic-semaglutide-un-medicament-a-utiliser-uniquement-dans-le-traitement-du-diabete-de-type-2
  2. European Medicines Agency (EMA). PRAC concludes eye condition NAION is a very rare side effect of semaglutide medicines Ozempic, Rybelsus and Wegovy [Internet]. Juin 2025. Disponible sur : https://www.ema.europa.eu/en/news/prac-concludes-eye-condition-naion-very-rare-side-effect-semaglutide-medicines-ozempic-rybelsus-wegovy
  3. Compendium.ch. Information professionnelle Ozempic (sémaglutide) — posologie et mode d’administration [Internet]. Disponible sur : https://compendium.ch/fr/product/1390144-ozempic-dualdose-2-mg-1-5ml-0-25-ou-0-5-mg-dose
  4. Fédération Française des Diabétiques. Ozempic, Trulicity, Victoza et Byetta : nouvelles règles de délivrance en pharmacie [Internet]. Février 2025. Disponible sur : https://afd30.federationdesdiabetiques.org/public/content/32/doc/Nouvelles%20r%C3%A8gles%20de%20d%C3%A9livrance.pdf
  5. BETTER (type1better.com). De l’Ozempic pour traiter le diabète de type 1 ? [Internet]. Disponible sur : https://type1better.com/fr/de-lozempic-pour-traiter-le-diabete-de-type-1/
  6. Pharmapro.ch. Sémaglutide : les pharmacies suisses attendent toujours le Wegovy, et l’Ozempic devient introuvable [Internet]. Septembre 2023. Disponible sur : https://www.pharmapro.ch/news/fr/semaglutide-les-pharmacies-suisses-attendent-toujours-le-wegovy-et-l-ozempic-devient-introuvable-02072.htm
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