Dernière mise à jour 14 août 2026 par Alberto Guardia

En 2026, les nouveaux traitements du diabète continuent de transformer la prise en charge de la maladie : le Teplizumab pour retarder l’apparition du diabète de type 1, le Mounjaro pour le diabète de type 2, le Volagidemab en recherche contre l’hyperglycémie, et l’Exenatide associée à l’insuline basale pour viser une rémission. Voici où en est chacun de ces traitements, et ce qui a changé depuis leur apparition.
Teplizumab : le traitement préventif du diabète de type 1
Le Teplizumab est un anticorps monoclonal qui cible les cellules immunitaires responsables de l’attaque des cellules productrices d’insuline dans le pancréas. En modulant cette réponse immunitaire, il peut retarder l’apparition du diabète de type 1 chez les personnes à haut risque (stade 2), avant même l’apparition des premiers symptômes. Autorisé par la FDA sous le nom Tzield® depuis novembre 2022, il a depuis obtenu une autorisation dans l’Union européenne en janvier 2026 — mais reste, à ce jour, non autorisé par Swissmedic en Suisse (1). Nous détaillons le mécanisme d’action, les 3 stades du diabète de type 1 et le statut d’autorisation complet dans notre article dédié : Teplizumab : le traitement du diabète de type 1 en 2026.
Mounjaro : un nouveau traitement à double action pour le diabète de type 2
Mounjaro (tirzépatide) combine les effets de deux hormones, le GLP-1 et le GIP, impliquées dans la régulation de la glycémie. Il stimule la sécrétion d’insuline en réponse aux repas et ralentit la vidange gastrique, ce qui aide à contrôler l’appétit et le poids — un mécanisme double qui explique pourquoi ce traitement compte parmi les nouveaux traitements du diabète les plus étudiés ces dernières années.
Mounjaro a été approuvé par la FDA en mai 2022 pour le diabète de type 2 aux États-Unis (2), et par Swissmedic en Suisse la même indication depuis 2022 — en monothérapie si la metformine n’est pas envisageable, ou en association avec d’autres antidiabétiques (3). Sa prise en charge par l’assurance de base suisse reste toutefois conditionnée à des critères précis (IMC, comorbidités), évalués au cas par cas — un point à aborder directement avec votre médecin. Cette famille de traitements (agonistes GLP-1/GIP) continue de s’élargir, comme le souligne une revue récente de la Revue Médicale Suisse consacrée aux nouveaux traitements médicamenteux du surpoids et de l’obésité (4). Pour la différence avec l’Ozempic (sémaglutide), voir notre article L’Ozempic, qu’est-ce que c’est ?
Volagidemab : un traitement expérimental contre l’hyperglycémie du diabète de type 1
Le Volagidemab agit en bloquant l’action du glucagon, une hormone qui augmente la glycémie. En inhibant son récepteur, il réduit la production de glucose par le foie, complétant ainsi l’action de l’insuline — un mécanisme testé dans plusieurs essais de phase 2 chez des personnes diabétiques de type 1 (5).
Une méta-analyse regroupant 3 essais randomisés (98 patients), publiée fin 2024, confirme un effet réel sur les besoins en insuline (-8,45 unités/jour en moyenne) et sur le temps passé dans la cible glycémique (+10,9 points), sans augmentation du risque d’hypoglycémie par rapport au placebo (6). Ces résultats restent toutefois préliminaires : l’essai de phase 2 initial n’avait pas atteint son critère de jugement principal, et aucun essai de phase 3 n’a été annoncé à ce jour — parmi les nouveaux traitements du diabète présentés ici, le Volagidemab est donc celui dont la disponibilité reste la plus incertaine.
Exenatide et insuline basale : un traitement combiné pour viser la rémission du diabète de type 2
L’exénatide est un agoniste du récepteur du GLP-1 qui augmente la sécrétion d’insuline et supprime la sécrétion de glucagon. Associée à une insuline basale chez des personnes récemment diagnostiquées d’un diabète de type 2, elle peut améliorer le contrôle glycémique et, chez certains patients, permettre une rémission — c’est-à-dire une glycémie normale sans traitement médicamenteux, sous stricte surveillance médicale (7). Cette approche continue d’être étudiée comme piste pour agir tôt dans l’évolution de la maladie, plutôt que d’attendre l’apparition de complications.
Ces nouveaux traitements du diabète illustrent une prise en charge de plus en plus personnalisée, qui va au-delà du simple contrôle de la glycémie : prévention pour le Teplizumab, double mécanisme pour le Mounjaro, piste de recherche pour le Volagidemab, et objectif de rémission pour l’association exénatide-insuline basale. Leur disponibilité varie toutefois fortement d’un pays à l’autre — et en Suisse en particulier, certains ne sont pas encore accessibles.
Nouveaux traitements, mêmes fondamentaux : votre assiette reste la base
Que vous soyez sous Teplizumab, Mounjaro ou un autre traitement, aucun médicament ne remplace une alimentation bien structurée pour stabiliser votre glycémie au quotidien. Dans mon guide gratuit « 3 jours, 3 outils pour un déclic immédiat », je vous montre comment composer vos repas pour que votre traitement — quel qu’il soit — travaille avec vous, pas contre vous.
- Jour 1 : l’ordre des aliments qui lisse la glycémie après le repas
- Jour 2 : l’assemblage optimal de chaque assiette (fibres, protéines, bons gras)
- Jour 3 : les remplacements intelligents pour garder le plaisir sans le pic
FAQ
1. Quels sont les nouveaux traitements du diabète en 2026 ? Quatre approches se distinguent actuellement : le Teplizumab, qui retarde l’apparition du diabète de type 1 chez les personnes à haut risque ; le Mounjaro (tirzépatide), un traitement à double action pour le diabète de type 2 ; le Volagidemab, encore en recherche contre l’hyperglycémie du diabète de type 1 ; et l’association exénatide-insuline basale, étudiée pour viser une rémission du diabète de type 2 récemment diagnostiqué.
2. Le Teplizumab est-il disponible en Suisse ? Pas encore à ce jour (2026) : Swissmedic ne l’a pas autorisé, contrairement aux États-Unis (depuis novembre 2022) et à l’Union européenne (depuis janvier 2026). Retrouvez le détail de son statut d’autorisation dans notre article dédié au Teplizumab.
3. Le Mounjaro est-il remboursé par l’assurance de base en Suisse ? Mounjaro est autorisé par Swissmedic pour le diabète de type 2 depuis 2022, mais sa prise en charge par l’assurance de base reste conditionnée à des critères médicaux précis (IMC, comorbidités), évalués au cas par cas — un point à aborder directement avec votre médecin ou votre assurance.
4. Le Volagidemab est-il déjà utilisé pour traiter le diabète de type 1 ? Non : il en est encore au stade de la recherche. Une méta-analyse de 2024 confirme un effet positif sur les besoins en insuline et le temps passé dans la cible glycémique, mais l’essai de phase 2 initial n’avait pas atteint son critère de jugement principal, et aucun essai de phase 3 n’a été annoncé à ce jour.
5. L’association exénatide-insuline basale permet-elle de guérir du diabète de type 2 ? Non, il ne s’agit pas d’une guérison définitive, mais d’une possibilité de rémission — une glycémie normale sans traitement médicamenteux — observée chez certains patients récemment diagnostiqués, et uniquement sous stricte surveillance médicale.
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- Teplizumab : le traitement du diabète de type 1 en 2026
Références :
[1] Diabetes UK. (2022). First ever treatment to delay type 1 diabetes is licensed in the US.
[2] Diabetes Daily. (2022). Mounjaro, Newly Approved, Might Just Be the Best Type 2 Diabetes Drug Ever.
[3] Swissmedic. Rapport succinct d’autorisation (SwissPAR) – Mounjaro® (tirzépatide).
