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Quels sont les traitements du diabète ?

Nous avons vu les différentes causes pouvant amener à différents types de diabète. (Quels sont les différents types de diabète ?) Quelques soient les causes, le résultat commun est une hyperglycémie chronique.

Les traitements ont pour objectif de contrôler cette hyperglycémie chronique et de maintenir la glycémie à des valeurs normales. Malheureusement, à l’heure actuelle, il n’y a pas de traitements supprimant cette hyperglycémie chronique.

 

POINTS CLES
  •  Dans le traitement du diabète il y a des traitements médicamenteux et non médicamenteux.
  • Il y a trois types d’insuline : les insulines lentes, rapides et mixtes.
  • Les anti-diabétiques oraux (ADO) sont généralement répartis en 6 catégories en fonction de leur mode d’action.
  • Le traitement non médicamenteux comprend : l’enseignement thérapeutique, la modification du régime alimentaire et la modification de l’activité physique.

 

Dans le traitement du diabète, il y a les traitements médicamenteux et les traitements non médicamenteux.

Les traitements médicamenteux comprennent :

 

  • Les différents types d’insuline

 

  • Les anti-diabétiques oraux (ADO)

 

Et les traitements non médicamenteux comprennent :

 

  • L’enseignement thérapeutique

 

  • La modification du régime alimentaire

 

  • La modification de l’activité physique.

 

Les traitements médicamenteux

 

Les différents types d’insuline

 

L’insuline que nous nous injectons régulièrement remplace l’insuline que nous ne produisons plus ou qui n’est plus efficace.

Si nous devons nous injecter de l’insuline cela signifie que la régulation de notre glycémie n’est plus automatique. En d’autres termes, nous devons remplacer le travail des cellules β qui normalement détectent les augmentations de la glycémie et libèrent dans le sang notre insuline.

Au vu de nos informations médicales, de nos glycémies, des objectifs thérapeutiques et d’autres facteurs, le médecin pourra nous proposer différents types d’insuline.

En effet, il pourra nous proposer 3 types d’insuline.

 

                  1) Les insulines lentes qui ont une action durant toute la journée                                        permettant ainsi de couvrir les besoins journaliers en insuline.

 

                  2) Les insulines rapides qui permettent de réduire la glycémie rapidement,                        utile par exemple après un repas.

 

                  3) Les insulines mixtes qui sont un mélange d’insuline lente et rapide.

 

 

Bon à savoir

Pour remplacer le travail de nos cellules β, il existe également un appareil qu’on porte sur soi en tout temps, il s’agit des pompes à insuline.

Ces appareils libèrent continuellement de l’insuline à action rapide. L’appareil permet également d’administrer au besoin des doses supplémentaires (bolus) d’insuline, sur commande de son utilisateur.  

 

Les anti-diabétiques oraux (ADO)

 

Les anti-diabétiques oraux sont des médicaments hypoglycémiants, c’est-à-dire qu’ils ont pour objectifs de faire baisser la quantité de sucre dans le sang.

Habituellement, on répartit les ADO en 6 catégories selon leur mode d’action.

Voici un tableau de synthèse présentant ces 6 catégories d’ADO :

 

 

Les traitements non médicamenteux

 

Le traitement non médicamenteux comprend en tout cas 3 approches permettant de contrôler sa glycémie.

 

L’enseignement thérapeutique

 

L’enseignement thérapeutique est une approche très importante pour un diabétique (et accessoirement, la raison d’être de ce blog).

En effet, la maladie du diabète est complexe autant sur le plan physiologique que sur les changements qu’elle nécessite. De ce fait, il est important de bien comprendre ce qui se passe dans notre organisme pour pouvoir effectuer les changement imposés par cette maladie jours après jours, semaines après semaines et années après années.

De plus, si nous comprenons ce qui se passe dans notre organisme lors d’un diabète (Le diabète, qu’est-ce que c’est ?), la motivation perdure car nous savons pourquoi nous devons nous piquons régulièrement, pourquoi nous prenons notre traitement, pourquoi nous consultons un ophtalmologue, etc.

L’enseignement thérapeutique va également nous permettre de modifier notre régime alimentaire, nous apprendre à estimer la quantité de sucre dans un repas et la quantité d’insuline à s’injecter. De plus, l’enseignement thérapeutique nous permettra de bien connaître les symptômes d’une hypoglycémie et de réagir à temps et surtout de les éviter.

 

Important

Etre informé est l’un des piliers d’une meilleure prise en charge de son diabète.

 

La modification du régime alimentaire

 

Comme je l’ai déjà dit, l’hyperglycémie chronique est le point commun à tous les diabètes (L’hyperglycémie, qu’est-ce que c’est ?).

Chez le diabétique, la régulation de la glycémie n’est plus automatique. Un des leviers sur lequel nous pouvons agir pour réguler “manuellement” la glycémie est : l’alimentation.

En effet, en limitant l’entrée de sucre dans notre organisme, la glycémie augmentera moins facilement.

 

Rappel

Notre objectif en tant que diabétique est de maintenir une glycémie dans une fourchette physiologique pour éviter les complications du diabète.

 

La modification du régime alimentaire implique de manger plus sainement. Ceci va permettre de manger moins sucré et d’éviter ainsi la prise de poids. (L’index glycémique, qu’est-ce que c’est ?)

C’est probablement la plus grande difficulté que j’ai dû affronter lors de mon diagnostic : modifier mon régime alimentaire.

A nouveau, la compréhension des bases de la nutrition facilitent la modification de notre régime alimentaire et pas seulement pour le diabète mais pour notre santé globale.

 

Important

Comprendre la maladie du diabète et les bases de la nutrition dans l’optique d’une meilleure prise en charge de son diabète sont les deux piliers de ce blog.

 

La modification de l’activité physique

 

L’activité physique est un magnifique médicament en soi.

Elle permet de réduire la quantité de sucre dans le sang mais aussi la quantité de cholestérol, la tension artérielle, le poids, le stress, etc.

Pour tous ses bien faits, l’activité physique va permettre de repousser voir d’empêcher la survenue d’un diabète chez un prédiabétique ou une personne présentant un syndrome métabolique. (Le prédiabète, qu’est-ce que c’est ?

Chez le diabétique (et chez le non diabétique également), l’activité physique a l’avantage de diminuer la quantité de sucre dans le sang en le faisant entrer dans les cellules musculaires. L’entraînement régulier permet également d’augmenter la sensibilité des cellules cibles à l’insuline.

 

Bon à savoir

Les activité physiques cardiovasculaires tel que la course à pied, la natation, le cyclisme facilite l’entrée de sucre dans les cellules pour qu’il soit transformé en énergie et permettre ainsi d’effectuer le mouvement.

Les activités physiques de résistance comme la levée de poids, permettent d’augmenter la sensibilité des cellules musculaires à l’insuline.

Une modeste perte de poids (de 5 % à 10 % par rapport au poids initial) peut entraîner une amélioration importante de la maîtrise glycémique et des facteurs de risque cardiovasculaires.

 

Il est important de souligner que chaque personne diabétique est unique, avec un type de diabète, un mode de vie, un état de santé général, un historique, un régime alimentaire, des glycémies et un rapport au diabète qui lui est propre. De ce fait, le choix du traitement est individualisé.

De plus, le traitement peut évoluer, se modifier au cours du temps afin d’adapter au mieux les glycémies du diabétique.

Le patient diabétique doit être un acteur actif dans sa prise en charge.

Au vu de la complexité de la maladie du diabète, notre prise en charge fait souvent intervenir différents prestataires de soins (diabétologues, infirmières spécialisées, nutritionnistes, ophtalmologues, etc) et dure des années.

De ce fait, il est important de comprendre ce qui ce dit, de comprendre les décisions qui sont prises et de comprendre les examens ou tests demandés. N’hésitez donc pas à poser des questions, même si elles vous semblent bêtes et même si on vous a déjà répondu plusieurs fois.

A nouveau, si vous comprenez ce qui se passe, ce sera plus facile de s’impliquer et de faire les efforts nécessaires.

 


 

Références :

1) A. Slama-Chaudhry¹, Maria Mavromati², A.Golay et son équipe ³ , “Diabète de type 2”, Hôpitaux universitaires        de Genève (HUG), 1 Service de médecine de premier recours, 2 Service de d’endocrinologie, de diabétologie         et de nutrition, 3 Service d’enseignement thérapeutique pour maladies chroniques, 2013.

2) American Diabetes Association, « Classification and Diagnosis of Diabetes « , Diabetes Care 2015;38                     (Suppl.S8–S16 | DOI: 10.2337/dc15-S005 http://care.diabetesjournals.org./

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